n° 933-934 – Littérature & Peinture – Elfriede Jelinek – janv / fév 2007

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Les rapports entre littérature et peinture ne cessent de soulever un foisonnement d’interrogations. C’est un fait que l’histoire de la peinture en Occident s’est largement construite en rapport avec la littérature. L’écriture même n’échappe pas à un traitement pictural : des inscriptions placées dans les fonds des tableaux, au Moyen Âge comme à la Renaissance, jusqu’aux graphismes parfois sauvages (Basquiat) ou savamment contrôlés (Pierre Alechinsky) de peintres contemporains, la lettre écrite, inscrite sur le tableau, devient aliment de la création plastique. Du côté de la littérature, la perspective qu’offre la peinture est non seulement pour les écrivains un puissant aliment créateur, mais aussi un stimulant théorique particulièrement fécond. On pourra mesurer dans ce dossier d’Europe combien les perspectives changent d’une époque à l’autre : de la pratique médiévale de l’enluminure à la fascination picturale des écrivains du XVIIIe siècle, puis du Romantisme à la période contemporaine, l’horizon se déplace, et les liaisons entre littérature et peinture se transforment.
Si un parfum de scandale s’attache à l’œuvre d’Elfriede Jelinek (Prix Nobel de Littérature 2004), sa force et son originalité l’ont imposée au premier plan de la littérature contemporaine. Les rapports entre les sexes, le passé de l’Autriche, l’amnésie partielle dont souffre le pays, les formes d’asservissement et les mécanismes d’oppression sont autant de domaines qu’elle explore sans concession. Non sans dévoiler ce qui s’immisce dans le langage, non sans faire entendre les voix qui parlent avec nous lorsque nous parlons.

S o m m a i r e – P r é f a c e

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