n° 937 – Giordano Bruno – Galilée – mai 2007

18,50 TTC

Le 17 février 1600, s’allumait au cœur de Rome, le bûcher où périssait Giordano Bruno, « philosophe-troubadour de l’infini », l’un des plus libres esprits de son temps. Il fut l’ardent propagandiste d’un univers infini, de la pluralité des mondes, et du vitalisme cosmique. Certes, il serait abusif de faire de Bruno le pionnier de la science nouvelle. C’est Galilée, de vingt ans son cadet, qui en jettera les fondements. Le génie de Galilée ne réside pas seulement dans ses découvertes scientifiques, mais tout autant dans sa méthodologie : défendant la méthode expérimentale, il insista sur la nécessité d’adopter en physique des modèles mathématiques. Il dut subir deux procès intentés par le Saint Office (1616 et 1633). Dans la prose philosophique et scientifique de Bruno et de Galilée les choix stylistiques et formels sont de première importance : seule une nouvelle langue, ou plutôt une langue capable de supporter le poids de l’annonce du nouveau monde, peut frapper le lecteur et le rendre solidaire de la révolution en acte. La littérature est le lieu où les efforts déployés par Bruno et Galilée pour faire partager leurs enthousiasmes s’exercent en combats souvent violents. Ils ont l’ambition de faire de la connaissance de l’univers une forme d’engagement anthropologique. Des astres, aux cités, aux hommes.

S o m m a i r e – P r é f a c e

En stock

Qté
Catégorie :