n° 866-867 – Littérature d’Autriche – juin / juillet 2001

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L’Autriche est entrée dans le XXIe siècle avec fracas. Elle traverse aujourd’hui une crise politique sans précédent depuis l’après-guerre, tant au plan national qu’international. Consensuel et neutre, ce pays qui se croyait à l’abri de l’Histoire s’est senti rattrapé de tous côtés par celle-ci au cours des années quatre-vingt-dix. Les murs se sont effondrés, et pas seulement à Berlin. Le passé refoulé (celui d’une période nazie trop facilement qualifiée d’« occupation » par la rhétorique officielle) est revenu comme un boomerang, tandis que l’avenir, avec la fin du bloc soviétique et l’apparition des processus économiques de la mondialisation, s’ouvrait sur des gouffres de perplexité. Les intellectuels et les écrivains étaient-ils préparés à traverser une telle « crise des fondements », pour reprendre une expression chère à Robert Musil ? L’avaient-ils pressentie, diagnostiquée, voire provoquée comme on a pu le reprocher à certains d’entre eux ? L’un des paradoxes qui traversent l’Autriche au tournant du XXIe siècle n’est-il pas, sur fond de grave crise morale et politique, l’extrême vitalité de la création littéraire et artistique qui s’y déploie ?

S O M M A I R E – P R É F A C E

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