n° 1002 – Le théâtre espagnol du siècle d’or – Florence Delay – oct 2012

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De la fin du XVIe siècle à la mort de Calderón en 1681, le théâtre espagnol a connu un véritable Âge d’or. Comment a pu s’opérer une telle rupture ou, pour mieux dire, un tel saut qualitatif ? En fait, il n’a pas suffi que, dans le ciel des lettres hispaniques, apparaisse Lope de Vega (1562-1635). Il a fallu que ce « prodige de la nature », comme l’appelle Cervantès, sache répondre à une attente encore diffuse, en orientant et en transfigurant une demande collective qui se manifestait alors, non seulement dans la péninsule, mais aussi dans l’Europe entière. C’est dans un contexte historique, culturel et social parfaitement éclairé en ouverture du présent numéro d’Europe que prend essor un théâtre qui ne dépend ni de l’Église ni de la monarchie, ni d’un mécénat aristocratique, ni d’une bourgeoisie enrichie, mais d’une réalité nouvelle : le public « de masse » qui se rend jour après jour dans les théâtres commerciaux ou corrales de comedias. On y prend également mesure de la capacité de ce théâtre à se dégager du temps qui l’a vu naître, à transcender, les conditions de son apparition et de son premier triomphe. Car, comme le notait Albert Camus en 1957, les œuvres de Lope de Vega, de Tirso de Molina, de Calderón et le répertoire espagnol du Siècle d’or peuvent nous apporter encore aujourd’hui « leur inépuisable lumière, leur insolite jeunesse »…

S o m m a i r e – P r é f a c e

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