n° 983 – Georges Perros – Joseph Joubert – mars 2011

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Georges Perros (1923-1978) fait partie d’une discrète, émouvante et rare constellation d’écrivains peu enclins à faire œuvre. Écrire ne fut pour lui ni un métier ni un projet, mais une manière de se livrer à une longue confidence. La simplicité lui était ligne d’écrire autant que ligne de vivre. De quoi faire des Papiers collés, quelque part entre Montaigne et Cioran, dans l’ondoiement et la diversité, la critique acerbe et l’ironie désinvolte.  À bien des égards, le geste de Perros prolonge et renouvelle une tradition française qui s’est confortée au XIXe siècle, en particulier avec Joseph Joubert, mais qui remonte à des temps plus anciens, où l’on donnait de l’exercice aux « facultés méditatives ». Il était donc pertinent d’accueillir aussi dans ce numéro d’Europe un cahier consacré à Joubert. De cet auteur dont les Pensées ne furent divulguées que de façon posthume, Chateaubriand disait qu’il avait « préféré passer une vie inconnue au milieu d’une société choisie ». Ses Carnets ont circulé sans bruit de par le monde et ont trouvé des lecteurs fervents. En somme, comme le remarquait Georges Perros, Joubert a conquis « la postérité feutrée qu’il se souhaitait ».

S o m m a i r e – P r é f a c e

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