n° 920-921 – Marguerite Duras – janv / fév 2006

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Dix ans après sa disparition, Marguerite Duras semble avoir acquis son droit d’entrée au panthéon des écrivains reconnus. Oubliés alors les jugements condescendants et réducteurs (Marguerite et sa « petite musique »), l’agacement poli, le rejet de plus en plus violent qu’elle suscita à partir des années soixante-dix ? Il est permis d’en douter. En dépit de son apparente reconnaissance institutionnelle, il n’est pas sûr que l’œuvre ne continue pas à susciter de fortes résistances. Ce que beaucoup ne virent pas et qui commence à être mieux perçu, avec le recul des années, serait tout simplement ceci : la force d’une entreprise littéraire qui lui permit de cultiver une sortie de soi conçue comme un art poétique. Le masque protecteur d’un ego hypertrophié, cette statue d’elle-même qu’elle édifia de son vivant n’étaient que l’envers de la dépersonnalisation que nécessitait pour elle l’acte d’écrire.

S o m m a i r e – P r é f a c e

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