n° 952-953 – Georg Büchner – Roland Barthes – août / sept 2008

18,50 TTC

Georg Büchner est le génie qui ne vieillit pas. Avec La Mort de Danton, il s’est affirmé dès l’âge de 21 ans comme le poète allemand de la Grande Révolution. Il a trouvé asile en Suisse ; un mandat d’amener avait été lancé contre lui dans sa patrie, le grand-duché de Hesse. Le motif : Büchner « s’était soustrait à l’enquête judiciaire sur sa participation avérée à des actions subversives en quittant le pays ». En fait, il était dénoncé pour la publication du Messager hessois, une feuille révolutionnaire visant à encourager les paysans et les artisans de Hesse à se soulever en masse. Outre l’ébauche du Messager hessois et La Mort de Danton, Büchner publia entre 1834 et 1837 deux traductions littéraires et un traité de sciences naturelles. Après sa mort on trouva en plus de ces œuvres une comédie, Léonce et Léna, des fragments d’une tragédie bourgeoise, Woyzeck, et une nouvelle inachevée, Lenz, ainsi que de nombreuses pages d’études et de notes philosophiques. À bien des égards, il avait bouleversé la littérature. Pareille tâche aurait pu occuper toute une vie d’homme. Pourtant, il n’avait pas encore vingt-quatre ans quand il mourut du typhus à Zurich. Chez Büchner le souhait d’intransigeance et de négation radicale s’unit à une forte dose de tragique.

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