n° 1024-1025 – Charles Péguy – août / sept 2014

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« Péguy c’est comme un arbre. Quand on regarde un arbre on ne demande pas si c’est logique. Si la logique de cet arbre est de pousser. Comme à Péguy, on ne demande pas si c’est logique que ça parle. Car ça parle. C’est comme un fleuve. Ou plutôt comme la sève d’un arbre. Ça ne fait que monter. Les dernières œuvres ont monté si haut dans le paysage littéraire français, qu’il faudrait imaginer un arbre antédiluvien. Un vieil arbre qui monterait encore. Une sève d’arbre qui monterait si haut que ça nous en donnerait le tournis. Et ça nous donne un sacré tournis. C’est le tournis des possibles. Tout est possible à chaque phrase avec Péguy. La sève tourne dans tous les sens. Péguy avec sa pensée. Avec son rythme. Avec sa phrase qui monte. Sa phrase qui s’amplifie. Sa phrase qui grossit à vue d’œil. Il montait au créneau de toute son époque. Il montait au créneau de tout ce que représentait la vie. Il magnifiait la vie. Il montait mais il démontait aussi. Il était le penseur parmi les poètes. Un poète qui attaque la pensée. Un poète qui fonce tête nue dans la vie. Un poète qui va au but, comme le décrit Nietzsche. Et il n’y a pas à rougir de ce rapprochement. En bien des endroits la puissance de Péguy rejoint celle de Nietzsche. Car ça pense littéralement et dans tous les sens. Dans la joie du rythme. Dans la marche saine des phrases. Ça roule et ça envoie promener. Par la générosité du parler. Par l’attaque franche et désintéressée de sa pensée. Par tout ce qui fait cette poésie invraisemblable, cette poésie hors du temps, Péguy est un don. Un vrai don pour aujourd’hui. » Charles Pennequin

S o m m a i r e – P r é f a c e

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