n° 892-893 – Ingeborg Bachmann – août / sept 2003

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Née en 1926 à Klagenfurt, en Autriche, Ingeborg Bachmann est morte prématurément à 47 ans, à Rome, dans un accident. Elle était de la génération de Günter Grass, Martin Walser, Hans Magnus Enzensberger, Thomas Bernhard, Paul Celan. L’amour ou l’amitié l’ont liée à beaucoup d’entre eux, et à d’autres plus âgés aussi, comme Heinrich Böll ou Max Frisch. Son œuvre compte parmi les productions les plus remarquables de la littérature germanophone de la seconde moitié du XXe siècle. Dès la parution de ses premiers poèmes, Le Temps en sursis, elle entra dans la légende littéraire. La beauté et l’intensité émotionnelle de son lyrisme, la richesse de sa langue tranchaient avec la poésie lapidaire et cynique de l’immédiat après-guerre. À partir de 1961, elle ne publia pour l’essentiel que des récits en prose : La Trentième Année, Malina, Trois sentiers vers le lac. L’engagement d’Ingeborg Bachmann comme femme et écrivain est étroitement lié à l’expérience et à la réflexion historiques : l’époque hitlérienne, le nazisme — et en particulier l’Anschluss, en 1938, alors qu’elle n’avait pas douze ans — la marquèrent de leurs stigmates et elle n’eut de cesse de dénoncer les diverses manifestations, dans la société capitaliste et patriarcale, de ce qu’elle continua résolument de nommer fascisme. Son œuvre reflète le combat difficile d’une femme voulant à la fois vivre et écrire, c’est-à-dire écrire et aimer, une femme-écrivain cherchant sa voie — et sa voix — propre au sein d’une tradition dont elle hérite tout en voulant la transformer. Écrire fut pour elle un acte d’amour sans cesse recommencé, passionnément, une avancée ininterrompue « sur la ligne de partage, de toi à moi, du silence à la parole, de tous au singulier, du mythe à l’écriture ».

S O M M A I R E – P R É F A C E

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