n° 1019 – Max Jacob – François Chen – mars 2014

20,00 TTC

« Les moineaux ont pris mon sang pour des cerises ! », écrit Max Jacob en 1916 alors que le front de Verdun résonne jusqu’à Paris. Sommes-nous, lecteurs d’aujourd’hui, encore ses moineaux ? Ses œuvres ressemblent-elles aux fruits et aux noyaux ? Depuis sa mort tragique au camp de Drancy en mars 1944, il en est passé des oiseaux, des dévoreurs de livres, des critiques aux goûts différents, et Max Jacob revient avec son éternel printemps. Car cet intenable écrivain tient encore… Poète moderniste, aussi drôle que grave, on se plaît constamment à le redécouvrir. Pour qui pense qu’une grande œuvre conduit forcément à une unité, Max Jacob répond par un projet cohérent et des œuvres hétérogènes, par une visée forte de 1907 à sa mort et des réalisations multiples. Il le fait sans concession, sans quête excessive d’une gloire littéraire immédiate, son seul objectif étant de provoquer une émotion durable chez le lecteur, « l’art du doute » à partir « des doutes de l’art ». Que ce soit dans ses liens à Picasso ou aux cubistes, à Apollinaire ou à Reverdy, Max Jacob apparaît comme une figure essentielle pour comprendre l’esprit audacieux d’une époque où tous les possibles étaient ouverts.

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