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Né à Zurich où il exerça d’abord comme architecte, Max Frisch (1911-1991)

est l’une des figures majeures de la littérature allemande de l’après-guerre.

Ses romans, ses pièces de théâtre et son journal ont été traduits dans

le monde entier. Marquée à ses débuts par Brecht et l’existentialisme,

son œuvre explore des thèmes liés à la crise des sociétés modernes

et à la difficulté des êtres à comprendre le monde et l’existence.

Observateur aigu de son temps, habité par une exigence éthique d’équité

qui le conduisit à tenter de secouer sans relâche la conscience de

ses contemporains, Max Frisch est un écrivain dont les mots ont le pouvoir

d’être infiniment tangibles et palpables. Il n’est pas jusqu’à son ironie qui

ne soit une façon de tenir l’esprit en alerte. « Pire que le bruit des bottes,

le silence des pantoufles », avait-il écrit dans Monsieur Bonhomme et

les incendiaires. Sans optimisme niais, Max Frisch nous redonne confiance

dans les vertus de la pensée, du doute et du questionnement. Il nous redit

l’exigence de la responsabilité humaine et la puissance des devenirs

à inventer, en toute liberté et lucidité.


Régine Battiston, Rolf Niederhauser, Marianne Frisch-Oellers, Richard Dindo,

Katja Snozzi, Walter Lesch, Margit Unser, Olivier Mannoni, Max Frisch,

François Rancillac, Jean-Marie Paul, Daniel Annen, Thomas Strässle,

Christine Weder, Peter Bichsel.


LUDWIG HOHL


Ludwig Hohl (1904-1980) a longtemps passé pour « un écrivain pour

écrivains », mais aussi pour l’enfant terrible de la littérature helvétique.

Sa vie fut entourée d’une aura de légende. Dans les années soixante,

un culte du génie méconnu naquit autour de cet auteur et de son existence

d’artiste marquée par les privations et la précarité. Le culte qui se développa

alors autour de la personne de Hohl eut pour effet de reléguer au second

plan l’œuvre protéiforme de l’écrivain.

Ses célèbres fiches suspendues à des cordes à linge, dans la cave genevoise

où il vécut pendant plus de vingt ans, firent l’objet de nombreuses photos

et de divers récits de contemporains. Ce n’est que plus tard que le véritable

intérêt pour leur contenu se manifesta. De nos jours, la notoriété de l’auteur

de Chemin de nuit, d’Ascension ou de Nuances et détails grandit sans cesse.

Les Notes ou De la réconciliation non-prématurée, volume de plus de mille

pages, sont considérées comme un chef-d’œuvre de ce penseur excentrique,

de cet écrivain rare et exigeant qui fut admiré par des auteurs de l’envergure

de Max Frisch, Elias Canetti, Friedrich Dürrenmatt ou encore Peter Handke.


Ariane Lüthi, Hugo Sarbach, Ludwig Hohl, Antonin Moeri, Anna Stüssi,

Barbara Lafond-Kettlitz, Sabine Haupt, Martin Raaflaub, Magnus Wieland,

Max Frisch, Friedrich Dürrenmatt.


CAHIER DE CRÉATION


Franco Fortini, Françoise Hàn, Michel Dvorak, Mohammed Habibi,

Stéphen Bertrand.


CHRONIQUES